Genèses et gestes

Silvère Jarrosson n’utilise pas la peinture pour créer : il la fréquente à la manière d’une partenaire tantôt accommodante, tantôt rebelle dans une entreprise commune. Travaillant en longues séries, il engendre une suite de figures abstraites qu’il repère, travaille puis croise dans des compositions aux allures chorégraphiques. Se tisse ainsi de toile en toile une généalogie complexe de mouvements enchaînés.

Une genèse par le geste

Cette exposition vous propose une sélection d’oeuvres illustrant les développements de la démarche de Silvère Jarrosson durant ces deux dernières années. Une série de petits et moyens formats où des gestes mis en peinture sont isolés et étudiés séparément et un corpus de grands formats où ces figures interagissent dans des ensembles dynamiques.

Deux œuvres se distinguent par leur format inédit pour Silvère Jarrosson :

  • Une section de L.U.C.A., installation de près de 25 mètres de longueur au total. Polyptyque de seize panneaux de deux mètres par 1,5 mètre chacun, il s’agit de la plus grande œuvre de l’artiste par ses dimensions. Exposée une première fois à l’Académie des Beaux Arts de Riga en 2018, elle est remontée successivement au Concert Hall de Liepaja puis au musée des Beaux Arts de la ville de Madona, en Lettonie, avant de rejoindre l’exposition Lys Over Lolland, au Danemark, où l’artiste exposait aux côtés des œuvres du Mobilier national. Nous avons le plaisir de vous présenter une section de cette œuvre pour la première fois en France.
  • Enfin, une des trois vidéos constitutives de l’Hommage à Antonin Artaud réalisé en 2019 à la Villa Médicis et projeté sur la façade du monument romain lors du festival Villa Aperta. Après des années, Silvère Jarrosson renoue avec l’ex- pression corporelle sans recours à la peinture.

—Célien Palcy, curateur de l’exposition, extrait du catalogue de l’exposition

Lire le communiqué de presse