Comas

En hommage à un ami que la maladie enferma en lui-même, ces visions oniriques du coma sont une invitation à se tourner vers l’intimité de nos troubles émotifs internes. Les mouvements sont ici psychologiques autant que physiques. L’étalement infime de taches concentriques est un phénomène fondamentalement organique. Elles grandissent, se mêlent et se troublent, jusqu’à dessiner un réseau neuronal et l’esquisse d’une conscience : celle, incertaine, que l’esprit a de lui-même et du corps. Le coma navigue entre la souffrance de l’obsession et l’épanouissement du rêve.