Articles du site

Cette page recense l’ensemble des articles de ce site, également repris dans la Sitemap. Vous pouvez y accéder plus commodément en consultant les pages thématiques:

Aux confins des catégories traditionnelles : reclasser l’oeuvre de Silvère Jarrosson

Le mouvement est au cœur de la création. Là où notre perception individuelle et collective de la réalité l’immobilise souvent, ne serait-ce que le temps de l’embrasser, l’univers qui nous entoure est en perpétuel mouvement: corps célestes, plaques tectoniques, pierres, animaux, végétaux, cellules, particules. L’absence de mouvement ne semble exister nulle part. La mort même n’est-elle pas la dynamique de la vie qui se dévore et génère de nouvelles créations à partir de ses propres décombres ?

Suite/Next »

Genèses et gestes

Silvère Jarrosson n’utilise pas la peinture pour créer : il la fréquente à la manière d’une partenaire tantôt accommodante, tantôt rebelle dans une entreprise commune. Travaillant en longues séries, il engendre une suite de figures abstraites qu’il repère, travaille puis croise dans des compositions aux allures chorégraphiques. Se tisse ainsi de toile en toile une généalogie complexe de mouvements enchaînés.

Une genèse par le geste

Cette exposition vous propose une sélection d’oeuvres illustrant les développements de la démarche de Silvère Jarrosson durant ces deux dernières années. Une série de petits et moyens formats où des gestes mis en peinture sont isolés et étudiés séparément et un corpus de grands formats où ces figures interagissent dans des ensembles dynamiques.

Deux œuvres se distinguent par leur format inédit pour Silvère Jarrosson :

  • Une section de L.U.C.A., installation de près de 25 mètres de longueur au total. Polyptyque de seize panneaux de deux mètres par 1,5 mètre chacun, il s’agit de la plus grande œuvre de l’artiste par ses dimensions. Exposée une première fois à l’Académie des Beaux Arts de Riga en 2018, elle est remontée successivement au Concert Hall de Liepaja puis au musée des Beaux Arts de la ville de Madona, en Lettonie, avant de rejoindre l’exposition Lys Over Lolland, au Danemark, où l’artiste exposait aux côtés des œuvres du Mobilier national. Nous avons le plaisir de vous présenter une section de cette œuvre pour la première fois en France.
  • Enfin, une des trois vidéos constitutives de l’Hommage à Antonin Artaud réalisé en 2019 à la Villa Médicis et projeté sur la façade du monument romain lors du festival Villa Aperta. Après des années, Silvère Jarrosson renoue avec l’ex- pression corporelle sans recours à la peinture.

—Célien Palcy, curateur de l’exposition, extrait du catalogue de l’exposition

Lire le communiqué de presse

Suite/Next »

L’artiste endormi

Dans les derniers chapitres du Roi des Aulnes, Michel Tournier décrit trois positions dans lesquelles dorment les enfants d’un internat : sur le dos, sur le ventre ou sur le côté. Les postures de ces enfants endormis sont décrites comme trois façons d’embrasser le sommeil. Elles apparaissent comme différentes conduites que l’on peut choisir d’adopter face à la vie. Les enfants s’endorment comme certains partent en voyage ou se mettent à peindre : comme une simple façon d’exister.

Suite/Next »

Une approche picturale du concerto

Le point d’orgue d’un concerto pour piano ne se situe pas lors de la dernière note du soliste, mais lors de sa première, au moment de son entrée en scène : par surprise chez Chopin, en grande pompe chez Tchaikovsky et Grieg, avec élégance chez Mozart, toujours trop tôt chez Bach. Ces premières mesures ont quelque chose de plus que les autres, le piano s’y fait présence — cette présence indéfinissable dont Noureev était parait-il le maître, lorsqu’il entrait en scène, sans un geste, la salle retenant son souffle.

Suite/Next »

La féminisation de la forme

J’ai la sensation que, lors de la réalisation d’un tableau, le premier coup de pinceau est toujours, par essence, le plus violent d’entre tous. Ceux qui vont suivre ne pourront que le compléter, l’étendre, le corriger, bref en diluer le sens, comme on désinfecte une plaie, tandis que ce premier contact de la peinture avec la toile est une naissance. Il porte en lui l’affirmation de toute l’œuvre qui va suivre.

Suite/Next »

Peindre Nathalie Sarraute

La scène a lieu dans l’atelier du peintre Silvère Jarrosson. La fin d’une journée occupée à donner vie à une toile de lin enduite de différentes couches de peinture acrylique. Des heures à passer du désarroi à l’enthousiasme, du banal au sublime. Et inversement. Et inversement encore.

Comment parler de l’art, m’interrogeais-je? Commenter une œuvre, est-ce uniquement l’analyser, trouver des repères, décrire… ? Devant moi se joue rien de moins que la création, la révélation de l’univers : réactions en chaîne, chaos, glissements, coulures, craquelures, gesticulations, coups de force, renversements. Sous mes yeux naissent autant de constellations que d’ailes de papillons. Ici de l’écume, là une marbrure…

Suite/Next »