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Corps en mouvement

En octobre 2021, l’exposition monumentale Corps en mouvement investit l’immense espace de la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière à Paris, et propose au visiteur une expérience à la fois immersive et méditative.

Cette rencontre entre deux artistes français, Silvère Jarrosson et Yon Costes, aborde le sujet du corps, et de la convalescence par le mouvement. L’acceptation de l’accident, dont les artistes ont eux même fait l’expérience, devient ici une force créatrice source de renaissance. Une invitation à l’évasion et à la résilience pour les patients et les soignants de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP, à même de toucher tout un chacun.

Après avoir accueilli, lors de précédents Festivals d’automne, les expositions monumentales de Nan Goldin, Anselm Kieffer et Olivier Debré notamment, la Chapelle Saint-Louis réouvre ses portes à l’art contemporain, alors que les hôpitaux et les soignants ont été en première ligne face à la pandémie de COVID-19.

Qu’il soit social ou anatomique, le corps est certainement un des sujets majeurs de notre époque. À la croisée des luttes politiques, symboliques, sanitaires et même identitaires il occupe également une place de choix dans la production artistique contemporaine.

Alors que la figuration, en particulier la figuration humaine, opère un retour en force, l’exposition Corps en mouvement propose une approche singulière. Aborder le corps par l’abstraction c’est faire un pas de côté, écarter la simple question de sa surface apparente et plonger dans les dynamiques qui l’animent de l’intérieur mais aussi celles qu’il déclenche par son activité.

Transformations, ruptures, effacements, mises en tension, altérations et sublimations du corps se succèdent ainsi d’une œuvre à l’autre au coeur du plus vaste centre hospitalier d’Europe dans une démarche offrant une voie vers la résilience.

Pièce centrale de cette exposition, l’installation L.U.C.A. (Last. Universal. Common. Ancestor.) est un cercle de peinture de plus de 24 mètres de circonférence, décomposé en 16 panneaux sur lesquels se déploie une ronde ininterrompue de figures abstraites colorées lévitant sous la coupole emblématique de la Chapelle.

Le titre de cette œuvre se réfère à une notion scientifique étudiée par l’artiste durant ses études. Constatant l’universalité du code génétique, il s’intéresse alors au concept de dernier ancêtre commun à l’ensemble du monde vivant (résumé par l’acronyme L.U.C.A. – Last Universal Common Ancestor), seul concept scientifique permettant d’expliquer ce phénomène.

Pour Silvère Jarrosson, cet organisme théorique suscite une certaine fascination. Il incarne à lui seul la capacité de la vie à adopter une diversité de formes qui n’en finit plus de surprendre le monde scientifique comme d’interroger le monde spirituel. Cet organisme unicellulaire a vu naître après lui le cycle des générations et celui des extinctions et diversifications successives du vivant.

Si pour la science L.U.C.A. reste une hypothèse, l’artiste propose d’en faire un thème pictural dépassant le champ de cette seule œuvre : la génération de la forme par la forme elle-même comme processus de création en peinture. Les motifs d’acrylique et d’huile se développent sur toute la circonférence du cercle. Une ronde sans début ni fin, où des formes abstraites semblent muer constamment, passant d’une toile à l’autre, parfois semblables, toujours uniques dans leurs développements. Ces formes traduisent les états successifs de la matière picturale : gaz coloré, coupes rocheuses, écharpes agitées par le vent et motifs en filigrane se succèdent.

Ma peinture donne à voir la naissance des formes, leur genèse par le mouvement, déployé ici à grande échelle. Quoi de mieux qu’une chapelle pour peindre la Genèse du monde ?

Presse de l’exposition

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Entretien avec Carolyn Carlson et Silvère Jarrosson

L’histoire de l’art se tisse de mouvements, et le mouvement appartient lui aussi à l’histoire de l’art, bien avant les essais de chronophotographie. Dans les sculptures, à l’évidence, depuis l’antiquité, mais aussi dans la peinture. Pas seulement en référence à la transcription du bougé, de la vitesse, ou de l’élan. De la peinture à la toile, le peintre a un geste. Il l’ajuste comme le danseur ajuste le sien. Il perçoit aussi de manière instinctive l’espace à peindre et le chemin du pinceau. Il en acquiert une conscience aussi fine que celle qu’il a de son corps.

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L’abstraction lyrique hier et aujourd’hui

L’entrée en peinture porte son chemin de Damas. Le choix est ambitieux par le risque qu’il génère, tant l’action qui lui est présupposée sous-entend de possibles errements autant que d’acceptations reçues et transmises qu’il importe aujourd’hui de préciser en lui redonnant tout son sens.

Silvère Jarrosson a déplacé l’aiguille de sa boussole pour suivre un parcours inattendu qui le fait entrer sur une scène différente que celle du théâtre et de la danse.

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Résidence à la Collection Lambert

En juillet 2021, Silvère Jarrosson est reçu une nouvelle fois en résidence par la Collection Lambert en Avignon, dans le cadre du programme de la DRAC Rouvrir le monde.

« L’exposition de Yan Pei Ming Tigres et vautours qui a lieu à la Collection Lambert durant mon séjour est particulièrement riche d’enseignement pour moi qui explore les possibles permis par la peinture à l’huile, et les grands formats.

« Si l’acrylique est une peinture qui se prête aux effets de drapés (sur lesquels j’ai travaillé ces dernières années), l’huile, elle, semble souvent devenir fumée et se disloquer en infimes textures que je travaille à faire éclore au cours de cette résidence.

« Des utopies abstraites naissent de ces paysages incandescents et me permettent de poursuivre mon travail sur la mise en mouvement des médiums et ce qu’elle engendre. »

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Jarrosson et le paysage

Organiser la rencontre entre les toiles d’un maître comme Olivier Debré et celles d’un jeune artiste comme Silvère Jarrosson est un défi que la Galerie Faidherbe a décidé de relever. Si Debré refusait de se définir comme paysagiste, c’est également le cas de Jarrosson. Cependant, les deux peintres entretiennent une relation particulière au paysage qui apparaît dans certains titres d’œuvres ou même dans le format choisi pour peindre. Une relation largement commentée chez Debré, beaucoup moins chez Jarrosson. Essai.

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Salut toi

Salut toi,
Ça fait longtemps, non ?
Ma faute, un peu.
Ma faute les messages sans réponses, les appels pareils.
Faudrait dire : Mea culpa.
Mais pas certain que dans Mea culpa il y ait le fond de ma pensée.
C’est à cette expo – la dernière fois que l’on s’est vus, d’ailleurs – que s’est coagulé quelque chose qui flottait un peu vague jusque-là.
Quelque chose : la raison pour laquelle notre amitié ne tient plus.

(Désolé d’avance, ça va faire pas mal de notes vocales)

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