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L’artiste endormi

Dans les derniers chapitres du Roi des Aulnes, Michel Tournier décrit trois positions dans lesquelles dorment les enfants d’un internat : sur le dos, sur le ventre ou sur le côté. Les postures de ces enfants endormis sont décrites comme trois façons d’embrasser le sommeil. Elles apparaissent comme différentes conduites que l’on peut choisir d’adopter face à la vie. Les enfants s’endorment comme certains partent en voyage ou se mettent à peindre : comme une simple façon d’exister.

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Une approche picturale du concerto

Le point d’orgue d’un concerto pour piano ne se situe pas lors de la dernière note du soliste, mais lors de sa première, au moment de son entrée en scène : par surprise chez Chopin, en grande pompe chez Tchaikovsky et Grieg, avec élégance chez Mozart, toujours trop tôt chez Bach. Ces premières mesures ont quelque chose de plus que les autres, le piano s’y fait présence — cette présence indéfinissable dont Noureev était parait-il le maître, lorsqu’il entrait en scène, sans un geste, la salle retenant son souffle.

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La féminisation de la forme

J’ai la sensation que, lors de la réalisation d’un tableau, le premier coup de pinceau est toujours, par essence, le plus violent d’entre tous. Ceux qui vont suivre ne pourront que le compléter, l’étendre, le corriger, bref en diluer le sens, comme on désinfecte une plaie, tandis que ce premier contact de la peinture avec la toile est une naissance. Il porte en lui l’affirmation de toute l’œuvre qui va suivre.

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Peindre Nathalie Sarraute

La scène a lieu dans l’atelier du peintre Silvère Jarrosson. La fin d’une journée occupée à donner vie à une toile de lin enduite de différentes couches de peinture acrylique. Des heures à passer du désarroi à l’enthousiasme, du banal au sublime. Et inversement. Et inversement encore.

Comment parler de l’art, m’interrogeais-je? Commenter une œuvre, est-ce uniquement l’analyser, trouver des repères, décrire… ? Devant moi se joue rien de moins que la création, la révélation de l’univers : réactions en chaîne, chaos, glissements, coulures, craquelures, gesticulations, coups de force, renversements. Sous mes yeux naissent autant de constellations que d’ailes de papillons. Ici de l’écume, là une marbrure…

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Résidence à la Collection Lambert

En février 2020, Silvère Jarrosson est reçu en résidence par la Collection Lambert en Avignon, afin d’y mener une expérimentation pédagogique auprès d’un groupe d’enfants. Ce projet vise, pour les enfants, une expérimentation sensible des liens entre danse et peinture, et entre peinture et danse. Il ambitionne d’explorer le potentiel d’expression abstraite de ces aller- retours peinture – mouvement – peinture, et d’accompagner les enfants dans une recherche à la fois chorégraphique et picturale.

Devant les œuvres de la Collection Lambert, chacun est invité à bouger, danser, et s’interroger sur les différentes façons d’exprimer physiquement une œuvre picturale dans un univers artistique décloisonné. Dans un second temps, chaque enfant est amené à créer une œuvre ou une série d’œuvres à partir du mouvement qu’il a élaboré. L’objectif est que chacun travaille sur son geste, recherche les potentialités qu’il permet, et comment les traduire en peinture. Il s’agit donc d’accompagner les enfants dans cette transition entre un mouvement envisagé comme simple expression corporelle, et un mouvement envisagé comme moyen de s’exprimer en peinture.

L’enjeu artistique et pédagogique d’un tel projet réside dans son accessibilité et sa compréhension par les enfants, ainsi que dans l’expression de leur spontanéité et de leur enthousiasme. Les résultats de cette expérimentation ne laissent pas de doute quant à son appropriation par les enfants.

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Le temps des fluides

Une ligne tracée à la main s’exprime, alors qu’une ligne tracée à la règle se meurt. L’homme comme la machine reflètent leur propre nature dans les traits qu’ils produisent. La machine inerte ne tracera qu’un trait mortifère et sans expressivité quand l’homme dessinera une ligne parlante, qui viendra elle-même alimenter son propre psyché (imagination, émotion). Historiquement, la peinture abstraite s’est construite autour de cette dichotomie homme/machine, que l’on pourrait aussi désigner par l’opposition mollesse/dureté et qui dans le champ pictural s’est appelé abstraction géométrique / abstraction lyrique.

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Saatchi Gallery · Londres

La Saatchi Gallery, à Londres, s’attache depuis de nombreuses années à offrir une visibilité à de jeunes artistes britanniques ou internationaux, en leur offrant notamment la possibilité de présenter certaines de leurs œuvres dans des espaces spécialement dédié du musée, au second étage (artist run project).

Dans le cadre de ce projet, l’œuvre Étude pour la Villa Medicis de Silvère Jarrosson a été sélectionnée parmi l’ensemble des candidatures reçues pour apparaitre, sous la forme d’une vidéo-projection, dans cet espace dédié à la jeune création.

Exposition du 19 septembre 2019 au 19 décembre 2019

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Lys Over Lolland

A une heure de Copenhague, l’exposition Lys Over Lolland est devenue, après dix-neuf ans d’existence, un passage annuel incontournable de la scène artistique danoise. En 2019, la France était mise à l’honneur avec la présentation exceptionnelle de tapisseries du Mobilier national, issues de la Manufacture des Gobelins et présentées pour la première fois au Danemark, sous la direction de Gilles Bonnevialle, Marie Hélène Bersani et Susanne Grue Jorgensen. Seul artiste français présenté aux côtés des tapisseries des collections d’État, Silvère Jarrosson s’est vu attribuer un espace dédié de l’ancienne usine désaffectée dans laquelle avait lieu l’exposition.

À la différence des précédentes installations de l’œuvres (à l’Académie des Beaux Arts de Riga notamment), la mise en scène de cette pièce monumentale s’est faite cette fois ci en blocs séparés, tranchant avec l’installation en frise conçue initialement et offrant une nouvelle lecture possible à cette œuvre polymorphe.

Au total, plus de sept mille visiteurs de tout le Danemark sont venus découvrir cette sélections de pièces venues de Paris.

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Musée des Beaux Arts de Madona (Madonas makslas muzejs) · Lettonie

Après l’Académie des Beaux Arts de Riga et le Konzerthall de Liepaja, c’est au Musée des Beaux Arts de la ville de Madona qu’est exposée l’œuvre monumentale L.U.C.A. de Silvère Jarrosson, pour une exposition monographique en partenariat avec l’Institut français de Lettonie. Une performance publique a lieu au cours du vernissage.

À la suite de cette performance, l’œuvre réalisée intègre la collection du musée, sur décision de son directeur.

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